Présentation du blog

Auteur depuis la sortie, en 2010, de mon premier livre (recueil de nouvelles intitulé Les Délétères, aux éditions Mon Petit Editeur), je me lance aujourd'hui dans l'aventure de la rédaction de mon premier vrai roman après avoir délaissé certains projets par manque de motivation... Ce blog a pour but de m'obliger à produire plus avec d'avantage de suivi de façon à concrétiser ce second projet littéraire.
Ce que vous pouvez donc lire sur ce blog tient d'avantage de l'écriture automatique, d'un premier jet, du Work In Progress que d'une œuvre finie... Le texte connaîtra sans nul doute un tas de modifications à l'avenir...
Bonne Lecture !

P.S.: A chaque nouveau chapitre publié, je m'impose un thème que j'ai choisi mais vous pourrez m'en proposer quand bon vous semblera (tant que cela restera cohérent avec l'histoire) et je m'impose de la musique... En introduction à chaque article je mettrai donc en évidence le thème (dans le titre) et l'artiste que j'écoute...
P.P.S.: La Photo de présentation de ce blog a été prise par M. Vincent RIGAUD pour le site Reims Avant dont vous trouverez un lien ci-contre, vous trouverez la photo originale ICI... Elle a été modifiée par mes soins. Vincent, pardon pour la trahison éhontée mais assumée !

mardi 21 août 2012

Chapitre 1 - Un matin comme les autres ? (partie 02)

Musique : The Weasel & The Wasters, The Weasel & The Wasters EP.

Les premières lumières du jour parvinrent à Aliocha presque deux heures après son café du saut de lit... Ses insomnies n'y sont pour rien ce matin là. L'excitation du voyage qui se prépare y est pour beaucoup plus. Le soleil est en retard par rapport à lui, ça lui plaît comme idée. Aliocha est le genre de personne qui a besoin de se sentir en avance sur quelque chose pour se sentir bien. Cheveux fraîchement retaillés près du crâne, tricot de peau à manches longues et col déboutonné jusqu'à la naissance de ses pectoraux qui laisse apparaître des poils frisottés, il fait courir son regard sur les dernières nouvelles et sur les ultimes points à vérifier. Tasse de café au lait froid à la main.
Jeremiah, t-shirt crade, caleçon lâche, cheveux en pagaille et barbe épaisse tirant sur le orange vif, venait tout juste de se lever, l'oeil dépité : "Toi, t'as encore dormi peau d'zob cette nuit, j'suis sûr !
- Non, ça va", répondit un Alyocha concentré sur l'écran de son notebook. "Me suis réveillé que trois fois. Mais je pouvais plus resté au lit. J'veux partir en ayant plus rien d'autre à penser.
- C'est à dire...? Tu veux avoir l'esprit libre ? Tu sais que je reste là, moi. Je vais m'en occuper, des trucs casse-burnes...
- Ça je sais, je veux juste revérifier...
- Quoi encore ? Ça fait plus de trois ans que tu penses à ce voyage. Ça fait six mois que tu payes les trois gugus qui vont t'accompagner, juste pour être sûr qu'ils vont pas se débiner à la dernière minute. C'est bon, t'es prêt ! Qu'est-ce tu veux faire de plus ?"
Aliocha eu un long regard pour Jeremiah. Un léger sourire aussi. "C'est aussi parce que tu parles comme un charretier et pour ce bon sens populaire que je sais que je pourrais pas vivre sans toi.
- Tu vas vivre sans moi ! Pendant plus de trois mois.
- Peut-être moins...
- Ou peut-être plus ! Me fait pas chier avec ma façon de parler ou de penser...
- Je t'ai demandé si tu voulais venir avec nous...
- Pour chercher quoi, des leprechauns, des licornes, les ruines de Poudlard ?... Je sais que tu es persuadé de ton truc mais sérieux. Tu vas dans un trou paumé qui daube du fion sévèrement en matière de radioactivité pour trouver les populations qui y vivent encore et tu voudrais que je te prenne pas pour le malade que tu es ! Je t'aime mais faut pas non plus me prendre pour le dernier des connards. T'as conscience que moi j'en dors pas depuis des semaines de ton truc.
- Tu t'endors comme une pierre !" l'interrompit Aliocha, avec un air moqueur à souhait. "'Toutes les nuits j'ai droit au dernier concert de Louis Armstrong en live, c'est une perpétuelle redécouverte...
- D'une, te fous pas de ma gueule. De deux, te fous pas de la gueule du jazz. C'est en parti grâce à ça que je paie une partie de nos factures !
- C'est de l'humour !
- Je sais que c'est de l'humour !.. Tu fais chier !" Finit par lâcher Jeremiah avec un sourire en coin qui faisait mine de ne pas en être un. "Venir avec toi et ton équipe, franchement... Je servirai à quoi. On a dit que je reste ici, je reste ici.
- Toronto, c'est pas le paradis non plus.
- Qui te parle de ça ? Je veux juste pas partir me faire irradié la gueule. Je suis pas fou. Puis c'est pas mal pour un musicien de faire le mec qui souffre de l'absence de l'autre. Puis c'est pas mal pour draguer, aussi.
- Connard.
Jeremiah rit un peu et se penche sur Aliocha pour lui embrasser le front. Petit geste presque paternaliste qui tient de la tradition dans leur couple. Un couple à l'ancienne, qui ne sombre pas dans le mélo, qui se la joue discrète.
L'irlandais part vers la cuisine en se grattant nonchalamment le cul. "Y a encore du café ?
- Bien sûr.
- Tu pars vers quelle heure ?
- D'ici, dans moins d'une heure, j'ai rendez-vous avec Rama et Sig à dix heures et demi. On prend l'avion pour Alger vers quinze heures.
- Rama, c'est la meuf ou le mec ?
- C'est la fille. Sigmund, c'est le preneur de son qui a fait son stage à CNN, y a trois mois.
- Ok !... Pff ! Tu parles d'un voyage. T'es pas arrivé quand même...
- Arrête de gueuler de la cuisine et reviens, j'aime pas parler au vent !" lança finalement Aliocha. Jeremiah reparu dans l'encadrement de la porte du salon où se trouvait son compagnon pour conclure la discussion par un "mouais" sceptique.
Aliocha leva les yeux au ciel.

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